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Avec sa robe de bure et ses cheveux en bataille, le jeune artiste Camille Boitel surprend en proposant une évocation du livre de job de la Bible. Incarnant l’abandonné de Dieu, il s’affronte à l’impossible rangement d’une pharaonique pyramide de tréteaux. Multipliant les tentatives d’amadouer les objets, il s’acharne à constater que chaque bout de bois est devenu dans ses mains aussi traître que rebelle.
"Dans la salle, assis, on balance d'avant en arrière. L'homme de Hus est une aventure risquée, autant pour le spectateur qui produit la tension poétique, que pour celui sur scène qui s'acharne à l'absurdité, coincé, plaqué, attaqué par toutes sortes d'objets et de machines. Dans L'homme de Hus, la parole qui survient est drolatique, elle surgit du corps, elle éclate. L’œuvre est massive, les images en sont toujours archaïques et puissantes, la poétique ouverte aux sensations. Celui qui ne peut plus se taire ni ne peut parler, ce corps ouvert, suspendu, désespéré et libre, virtuose et fragile, est ici en jeu avec la représentation, comme questionnement et comme jubilation."
L'homme de Hus est un jeu de distances. Sur la scène, un combat étrange est en cours. Les images, les rythmes, les sensations, nous font tour à tour éclater de rire, ouvrir de grands yeux, remuer la tête bouche bée, retenir le siège en sursautant, sourire...
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